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De nombreux survivants d’un AVC sont atteints de spasticité – mais ils peuvent avoir de l’aide

Parfois, un AVC endommage une partie du cerveau qui contrôle certains muscles du corps. Vos muscles deviennent alors raides et contractés, et résistent à l’étirement. Ce phénomène est appelé spasticité. La spasticité touche habituellement les bras, les doigts ou les jambes. Vous avez l’impression de n’avoir plus aucun contrôle sur les muscles touchés. Vous observerez, par exemple, que7 :

  • votre bras se love contre votre poitrine;
  • votre poing est serré;
  • vos pieds pointent vers le bas et vous empêchent de marcher (appelés « pieds tombants »);
  • vous avez peut-être aussi de douloureux spasmes musculaires.

Voici d’autres signes et symptômes liés à la spasticité7,10,11:

  • des spasmes, des contractions ou des crampes musculaires (semblables à des crampes qui apparaissent durant des activités physiques);
  • une raideur dans les bras, les mains, les jambes ou les pieds;
  • des mouvements incontrôlables ou des secousses (appelés « clonus »);

Est-ce que ces incapacités ou symptômes vous semblent familiers?

Si certaines de ces incapacités associées à une spasticité liée à l’AVC vous semblent familières, faites l’évaluation post-AVC en ligne.

Évaluation post-AVC

À quoi la spasticité ressemble-t-elle?

Votre main pourrait rester en position de poing serré.

Votre poignet pourrait se recourber alors que votre bras se resserre contre votre corps.

foot rolled over to side

Vos orteils pourraient pointer vers le bas et se raidir.

En quoi la spasticité entrave-t-elle vos activités quotidiennes?

Les répercussions de la spasticité sur vos activités quotidiennes dépendent des muscles touchés et de l’intensité des symptômes. Si, par exemple, la spasticité fait en sorte que :

  • votre poignet se recourbe et se resserre sur votre poitrine, vous aurez de la difficulté à vous brosser les dents ou à faire votre toilette;
  • vos orteils pointent vers le bas et se raidissent, vous aurez du mal à vous tenir debout ou à marcher.

Vous pouvez apporter quelques modifications, dans votre domicile, pour mieux vivre avec la spasticité et assurer votre sécurité, comme l’installation12:

  • de rampes;
  • de barres d’appui;
  • de sièges de toilette surélevés;
  • d’un tabouret de douche ou de bain;
  • de bandes adhésives en plastique au fond du bain.

Pourquoi est-il important de prendre en charge la spasticité?

l est important de parler à votre médecin de tout symptôme lié à la spasticité, parce que a spasticité s’aggravera avec le temps. Une étude a montré que plus de 1 personne sur 4 (27 %) ayant survécu à un AVC présentait une spasticité plus marquée 6 semaines après avoir subi un AVC13.

La spasticité apparaît dans le continuum post-AVC. Six semaines après un AVC, 27 % des patients présentaient des signes de spasticité. Six mois plus tard, 52 % présentaient une contraction à au moins une articulation (n = 165)

Prêt à faire appel à un spécialiste pour vous aider?

Si vous faites l’évaluation post-AVC et croyez que vous présentez possiblement une spasticité liée à l’AVC, un médecin spécialisé dans la réadaptation post-AVC pourrait vous aider.
Votre médecin de famille doit d’abord faire une demande de consultation auprès d’un spécialiste pour que vous puissiez obtenir un rendez-vous.

Témoignage de Marilyn

Mon conjoint a été victime d’un AVC il y a trois ans, à peine deux mois avant de prendre sa retraite de son poste de policier. John a reçu de bons soins à l’hôpital et dans la période qui a suivi son congé. Je croyais en savoir un bout sur l’AVC puisque mon père en a subi un lorsque j’étais jeune, mais une des plus grandes révélations, pour moi, aura été de constater à quel point les séquelles d’un AVC continuent de perturber la victime longtemps après sa survenue.

Dans le cas de mon conjoint, j’ai remarqué que son bras droit commençait à présenter des spasmes et à se replier, environ six mois après son AVC. Ces symptômes me semblaient très étranges. John me disait qu’il était incapable de contrôler sa main et que ces symptômes devenaient passablement douloureux. J’ai fait quelques recherches sur les séquelles physiques de l’AVC et suis tombée sur la « spasticité ». Cela m’a semblé être ce qui affectait John. Les professionnels de la santé ayant des connaissances générales de l’AVC sont nombreux, mais selon moi, la spasticité était un problème qui relevait d’un médecin spécialisé dans la réadaptation post-AVC. J’ai trouvé un de ces spécialistes près de notre domicile et me suis rendue chez notre médecin de famille pour lui demander de faire une demande de consultation auprès de ce spécialiste. Notre médecin a fait la demande de consultation et a suggéré de poursuivre entretemps la physiothérapie et les exercices d’étirement. Quelques mois plus tard, John a vu le neurologue, a été dirigé vers un physiothérapeute spécialisé dans la réadaptation post-AVC et commencé à recevoir un traitement médical.

John continue de prendre les choses un jour à la fois, mais depuis le début de son traitement, les spasmes sont mieux contrôlés et il ressent moins de douleur. Il s’est même remis à pratiquer quelques-uns de ses passe-temps, comme la cuisine et l’essai de nouvelles recettes. L’AVC nous a beaucoup perturbés, John et moi, mais nous sommes persuadés que grâce à un traitement continu et à la persévérance en ce qui a trait à la physiothérapie et aux exercices, nous nous en sortirons. En fait, de succulents plats de cuisine française m’attendent en ce moment à la maison!

Voir l'histoire de Jennifer

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